La persévérance en vaut-elle la peine?

Le prix Nobel de physique 2017 fut décerné à une équipe de chercheurs de l’observatoire LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory), pour leur découverte des ondes gravitationnelles en 2015.

Toutefois, connaissez-vous l’étonnante histoire qui se cache derrière cette découverte? Plongeons-nous quelques années en arrière et découvrons-le ensemble.

Il y a plus d’un siècle maintenant, un des grands noms de la physique moderne nous a prédit l’existence d’une théorie qui, à l’époque, laisse la totalité de la communauté scientifique perplexe. En effet, en 1916, Albert Einstein publie sa théorie de la relativité générale via le département de mathématiques et de physique de l’Académie Royale des sciences de Prusse.

Pour faire court, cette théorie vient unifier l’espace et le temps  n’en fait qu’une seule dimension que le nommera l’espace-temps, et c’est justement de la courbure de cette nouvelle dimension que nous provient la gravité que l’on connait si bien. On peut s’imaginer un long tissu que l’on attache fermement à quatre coins, de sorte à ce qu’il soit bien tendu. Ainsi, si on met une bille sur ce tissu, on remarque une déformation. Plus cet objet est lourd, plus la déformation est importante. Cette déformation représente donc la manière dont les objets ayant une masse déforment l’espace-temps autours d’eux. Le seul hic, c’est qu’Einstein, avec cette théorie, prévoyait impérativement la présence d’ondes gravitationnelles, dont l’existence même était fortement débattue par les physiciens, jusqu’à en faire douter Einstein lui-même! Il a fallu attendre jusqu’en 2015, le 14 septembre pour être plus précis, pour que l’équipe du physicien théoricien Kip Thorne repère l’existence de ces ondes gravitationnelles, et s’en voit récompensée par le prix Nobel deux ans plus tard, soit en 2017.

Il a donc fallu pas loin de 100 ans de travail acharné et constamment remis en doute avant que les prédictions d’Einstein ne soient confirmées! Comme quoi, la philanthrope et femme de lettre française Anne Barratin avait vu juste : « La persévérance est haute de désir et belle de courage, elle pactise avec le temps. »

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