Apprenez le cerveau de votre enfant à adopter la lecture

La lecture

La lecture n’est pas une faculté innée. Les enfants n’apprennent pas à lire spontanément. Il faut la leur inculquer. Selon un statistique de 2009, plus de la moitié des enfants (59,8 %) de 5 à 14 ans qui éprouvent des difficultés scolaires ont des troubles d’apprentissage (TA). Le trouble en lecture est présent chez la plupart des élèves ayant des TA (89.6%). Ces données sont surement élevées parce que la lecture tient une place importante dans toutes les disciplines scolaires.

Le cerveau identifie les mots, les décode et donne de la compétence en lecture

Les enfants ont la capacité de mémoriser les mots visuellement au lieu d’acquérir les capacités de déchiffrage des mots ou de décodage en lecture. C’est un problème récurrent que le cerveau d’un enfant atteint de TA aura en lecture. Une stratégie de mémorisation permet aux élèves au début du primaire de deviner la plupart des mots à partir de la lettre initiale ou de la configuration globale du mot. Ainsi, il peut obtenir des notes dans la moyenne à la plupart des tests de lecture. Toutefois, ces enfants ne réussiront pas, bien souvent, les tâches de lecture de pseudo mots. Ces petits ne sont pas toujours classés comme ayant des TA en raison de leurs résultats passables au cycle primaire. Néanmoins, plus ils avanceront à l’école primaire, plus ils pourraient éprouver de sérieux problèmes de lecture.

Cette stratégie mène à des problèmes de lecture à l’école

À la maternelle, les enfants sont exposés à des mots qui sont faciles à retenir parce que leur nombre est limité. A mesure que le lexique s’élargit au cours du premier cycle, quelque 2000 à 3000 nouveaux mots sont appris chaque année. Cette stratégie de mémorisation qui fait travailler le cerveau devient alors moins efficace. Ces mêmes enfants ne retiennent pas assez de mots au fil du temps. De ce fait, leur lecture de mots et leur compréhension du langage écrit déclinent avec l’âge. Le petit être a alors besoin de déchiffrer des mots plus compliqués, pas reconnus entièrement, et de les relier à une mémoire lexico-sémantique ainsi qu’à leurs définitions.

Qu’est-ce que les tuteurs devraient faire ?

Il est essentiel de maîtriser le décodage des mots et d’avoir une bonne compréhension de la correspondance phonème-graphème pendant les premières années scolaires. Les tuteurs doivent avoir la capacité de repérer un enfant qui est porté à deviner les mots ou à sauter les mots qu’il ne connaît pas. On remarque ces enfants car ils lisent beaucoup plus rapidement durant les tâches de lecture silencieuse et essaient souvent d’éviter la lecture orale. Leur compréhension peut être meilleure au cours de la lecture silencieuse, car ils sont capables de combler les trous lorsqu’ils n’identifient pas un mot et comprennent quand même ce qu’ils lisent.

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